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Motors

Test Triumph Speed Triple RS : une main de fer

John -

La Speed Triple RS represente le haut de gamme des roadsters chez Triumph. Grande soeur de la Street, et version la plus évoluée après la Speed et la Speed S, il faut reconnaitre que cette version RS brille par son agilité et son agressivité. Mais un usage urbain et raisonnable est il envisageable ?

Cela tombe plutôt bien car depuis quelques mois je réfléchis à m’offrir un roadster polyvalent pour profiter de la ville mais aussi pouvoir partir faire quelques ballades sans risquer de pannes. Mon choix et regard se sont portés bien sur vers la Street, véritable icône du segment. Cependant, l’équipe de Triumph France m’a dit « Tiens essaye la Speed, tu vas voir ». Et pour voir, j’ai vu !

150 chevaux et 117N.M, pour un poids de 189kg à sec. Largement de quoi vous propulser tel un missile Sol-Sol.

Mais avant de rentrer dans les détails des sensations, petit tour de la bête.

Du muscle et de l’élégance

Pour l’aspect général, j’aime ce look de gros roadster. Si l’on fait abstraction des bandes jaune fluos (non mais sérieusement ??), elle est plutôt sobre et attrayante. L’avant est agressif et compact, l’arrière plus léger et aéré avec notamment les 2 échappements Arrow, de série.

Gros mono bras oscillant et bien sur le full pack Ohlins (merci d’avoir La Fourche en anodisé noir et pas gold !) à l’avant et à l’arrière. Coté freins, du Brembo radiaux 4 pistons, des pneus Pirelli Diablo Supercorsa (en 190 à l’arrière)… bref le package complet pour annoncer qu’elle est venue clairement casser des gueules.

Coté finitions et sans rentrer dans un détail aussi long que fastidieux. Cette Speed Triple RS, dont elle est la dernière évolution depuis 2018, frappe à nouveau très fort sur l’attention portée à tous les points esthétiques de la moto. Pas de cables bizarres, des silencieux en titane, du carbone (carénage, garde boues et écopes), sabot moteur de série, jante arrière taillée dans la masse etc… Un bien bel objet !

Bref, on était habitué à voir du précis, du beau, des belles finitions sur la gamme néo-rétro / modern Classic chez les anglais de Hinckley et bien la Speed Triple RS est bien évidemment elle aussi dans ce créneau haut de gamme.

La Speed Triple RS, l’essai routier

Bon, cette moto a déjà été usée et frottée par tous les essayeurs motos français et étrangers sur circuit. Clairement, je ne ferai jamais aussi bien qu’eux dans le retour de ressenti de La Fourche avant dans un grand gauche à 270km/h.

Je préfère donc me tourner vers une utilisation plus proche de 99% des personnes voulant acheter cette moto : de l’urbain et de la balade !

Cette Speed Triple RS, c’est un loup déguisé en agneau !

En ville, la souplesse et la rondeur du trois cylindre permet d’enrouler en restant bas dans les tours. Le moteur ne hurle pas, les échappements restent feutrés et l’on peut passer à côté de la maréchaussée sans se faire systématiquement arrêter. Mais aussi de calmer n’importe qui veut faire un peu trop le malin à côté (ahhh l’égo !)

Le gros pneu à l’arrière n’est pas pénalisant et en combo avec tout l’équipement Ohlins apporte sécurité, notamment sur les pavés et surfaces défoncées qui pullulent dans les villes.

Bien évidemment coté technologie on est servi. Gros et bel écran TFT réglable pour bien voir toutes les informations nécessaires,  modes de conduite, accélérateur électronique, ABS, Traction Control etc… pour ne pas perdre l’arrière sur un excès d’optimisme.

D’ailleurs, elle dispose d’un Neiman électronique, plutôt marrant et utile pour des arrêts rapides. Cependant, l’espace sous la selle est tellement restreint qu’y caser un U est impossible. Et typiquement une Speed Triple RS, c’est le genre de motos attirant la convoitise… Pas un bon point donc, on aimerait pouvoir l’attacher et la laisser, sans avoir à prendre un antivol dans son sac…

Dès que l’on sort de la ville, la Speed Triple RS se libère. Les échappements se mettent à ronfler dans une belle sonorité dès qu’elle prend des tours et la route se libère à l’approche de la bête.

En plus d’etre super agile, elle est extrêmement rassurante en courbes. Merci à la technologie mais aussi au dynamisme naturel de l’ensemble. Les courbes s’enchainent, on joue du shifter, le tout dans une position légèrement sur l’avant sans etre trop fatiguante.

On peut aussi bien cruiser à un rythme normal qu’attaquer sur des portions de route. Elle sait faire les 2 et sans ciller. Elle vous rappelle aussi qu’elle peut aller beaucoup plus fort, plus vite et plus d’angle mais que c’est le pilote qui a des limites 🙂

 

Mon avis sur la Speed Triple RS

La Speed est à la base pas forcément mon type de moto de prédilection mais tout comme la Rocket III (dont j’ai fait le test ici), il est judicieux parfois de voir autre chose.

Et clairement ce fut plutôt une bonne surprise. Haut de gamme, bien finie et là où je ne voyais qu’un roadster performance, j’ai été surpris de sa facilité en ville et de sa maniabilité. Elle peut se montrer aussi sage que diabolique, aussi sobre que sportive. Par contre, il faudra masquer ces bandes fluos qui viennent malheureusement la « japoniser ».

Pour voir tous nos essais / vidéos, ca se passe ici

Quelle moto neo-retro choisir ?

Et les infos constructeur

SITE TRIUMPH

Notre Test de la Speed Triple RS

  • Un bel objet !
  • La facilité de conduite
  • Le son des Arrow de série
  • Pousse-au-crime
  • La déco jaune Fluo
  • Prévoir un bon antivol
83%
Note globale :
17/20