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Rayvolt : l’essai des vélos néo-rétro électriques à Barcelone !
Les Essais

Rayvolt : l’essai des vélos néo-rétro électriques à Barcelone !

Hamdi -

Pas de grosses cylindrées ou de moteur hurlant cette fois sur 4h10, mais des vélos électriques, tout droit inspirés du monde de la moto. Rayvolt nous a invité chez eux, à Barcelone, pour découvrir leur gamme actuelle et aussi annoncer une nouvelle marque propre : Exxite. C’est donc sous le soleil d’Espagne que je vous présente quelques uns de mes modèles préférés. 

Rayvolt : Le néo-retro du vélo électrique

Avant toute chose, Rayvolt est une marque de vélo électrique créée par un Français installé en plein coeur de Barcelone. En 2015, Mathieu Rauzier, alors designer de planches de surf, se met en quête d’un vélo cargo pour ses besoins personnels. Sans vraiment trouver le transporteur idéal, il décide d’en créer un lui même.

Le Trixie, un cargo capable de transporter courses et enfants/adultes sans le moindre effort, est donc le premier vélo électrique de la marque. Au vu de son succès -tant par son design atypique que ses performances- une gamme complète se développe. Rempli d’idées farfelues, Mathieu crée une multitude de modèles chacun dans un style propre mais toujours inspirés de la moto. Certains y verront un clin d’œil aux premières Indian ou Harley des années 1900, d’autres à des cafés racers sortis des années 60.

Rayvolt Mathieu Rauzier

Rayvolt Cruzer

C’est au détour d’un coin de rue barcelonaise qu’une Moto Guzzi Hispania de 1965 fut la première source d’inspiration de l’entrepreneur français pour la suite de ses créations. Ça ne s’invente pas ! En est donc né le Cruzer, premier vélo marquant la renommée de Rayvolt et avec lequel je décide de faire une première balade.

A peine enfourché, la position est très particulière. J’ai l’impression d’être sur une Triumph Rocket 3 ou une Sportster S. Sauf qu’ici il faut pédaler et c’est une autre paire de jambes. Heureusement, les départs et déplacements lents peuvent être contrôlés via une gâchette au niveau du pouce, comme sur un quad. Passé 5 km/h il faut pédaler -disposition légale EU-. L’assistance prend le relais et pousse le vélo à chaque fois qu’il y’a une résistance ou accélération jusque 25 km/h en EU ou 45 km/h dans les pays où c’est possible. Le tout reste maniable et confortable notamment grâce à la grande selle montée sur ressorts.

Les finitions sont soignées et quelques pièces de cuir flattent l’oeil, comme les poignées ou le rangement central aussi jolie que fonctionnel. Petit atout charme : la clé (oui, il faut “démarrer” le vélo) est située sur le côté à l’image de certaines motos.

Ce Cruzer dégage un vrai “mood”, je surprends même certains passants se retourner pour l’observer. Je n’entamerais pas une balade de 3 heures avec lui mais il est parfait pour flâner sur les bords de plages. Attention, à 3 125 € le vélo (sans options), il vaut mieux ne pas le quitter des yeux trop longtemps !

Rayvolt Beachin’

Je continue la balade sur le Beachin’, son apparence en impose et ses gros pneus blancs sont du plus bel effet. Je suis surpris d’y être encore mieux assis et je retrouve une position plus naturelle pour un vélo. Cette fois l’utilisation est simplifiée, l’assistance intervient du démarrage au roulage d’une manière assez fluide. Le confort est bien meilleur et il n’en reste pas moins maniable, au contraire. Le vrai atout de ce vélo en plus de son style, est sa capacité tout chemin accru grâce à ses larges pneus. Il est donc plus aisé de cruiser sur les bords de plage ou sur des chemins plus détériorés. Son style est aussi atypique et je retrouve les même détails de finitions que sur les autres vélos de la marque.

Moins cher que le Cruzer, le Beachin’ démarre à 2 200€ (hors options), l’entrée de gamme de la marque donc.

Rayvolt Ringo

Je termine la balade du jour sur un modèle au style très affirmé : le Ringo. Il me rappelle d’ailleurs un vélo déjà très connu d’une autre marque. La selle plate, le guidon droit, des pneus aux dessins agressifs, c’est un vélo dépouillé et typé scrambler. La balade devient également plus sportive car le Ringo est le plus léger et le plus agile de la gamme. Il est lui aussi équipé d’un moteur électrique, d’une assistance au démarrage et d’une régénération de batterie via un rétropédalage en prime. En plus de recharger la batterie, le rétropédalage freine le vélo et les freins classiques peuvent petit à petit se faire oublier, à la façon d’un vélo hollandais mais avec une utilité supplémentaire.

Comme d’autres de la gamme, le Ringo est accessible via l’application maison afin de régler les différents paramètres d’assistance par exemple ou d’y afficher un compteur spécifique. Hors option, le Ringo commence à 2 700€.

C’est selon moi un des meilleurs cycle de la gamme Rayvolt, tant par son style que sa conduite naturelle et dynamique.

Exxite : A la pointe de la mobilité urbaine

La nouvelle marque Exxite est donc la raison de notre venue à Barcelone. L’inspiration n’est plus ici néo-rétro mais bien moderne et High-tech. L’ambition de la marque est d’en faire la nouvelle référence des vélos électriques.

Celui qui m’a tapé dans l’oeil : l’ Exxite X1. Il était encore à l’état de prototype mais nous nous sommes emparé de son guidon pour un petit tour de quartier.

La modernité est bien présente dès le premier regard, le vélo est totalement épuré et minimaliste. Aucun câble ne dépasse grossièrement, les finitions paraissent excellentes et on y retrouve quelques éléments de design propre à Rayvolt comme les poignées ou la selle en cuir. Autres caractéristiques plus néo que rétro, les éclairages à LED et les clignotants en bout de guidon, indispensables à la sécurité mais pas nécessairement présents sur tous les vélos.

Le cadre proéminent loge la batterie, amovible et également un support de téléphone qui sera le centre de contrôle de ce 2 roues dont en voici des fonctionnalitées :

  • Eclairage automatique en fonction de la luminosité ambiante
  • Verrouillage et déverrouillage du vélo
  • Automatisation de l’assistance électrique via le gyroscope du téléphone
  • Déclenchement des clignotants via mouvement de la tête
  • Contrôle des différents réglages via l’application maison

Ces technologies ne lésinent pas sur les performances puisque le X1 peut être équipé d’un moteur de 750W pour des accélérations surprenantes jusqu’à 25 km/h (Ou 45 km/h selon les législations locales. Par conséquent l’autonomie grimpe jusqu’à 75 km, sans compter la régénération de batterie en descente ou lors du rétropédalage.

Seul bémol pour ce vélo, son confort moyen à cause d’une selle assez fine et ferme (aisément remplaçable) et par son manque de suspensions le rendant très rigide, surtout sur des routes en mauvais état.

Cependant, à 3 850€ hors option, ce vélo en freinera certainement plus d’un, hormis les mordus de tech.

Le but final : une moto déjantée

En début d’article, j’ai précisé que Mathieu était également un grand amateur de motos. Son objectif à terme est de commercialiser une moto électrique totalement barrée. Un premier prototype, le Allstar, avait déjà été présenté l’année dernière puis mis de côté afin de développer la gamme Exxite.

Aujourd’hui, un 2ème prototype, le Rocker, est en construction. Cette moto déjantée, embarquerait une batterie de 28 kWh, bien au delà des motos électriques actuelles n’excédent pas 17 kWh. Sur le papier, cela induirait des performances plus qu’étonnantes et une autonomie très conséquente mais certainement au détriment d’un poids élevé.

Inspiré des Bobber, on retrouve toujours la signature et le code couleur de la marque, le cuir marron. En prime, le réservoir qui n’est plus utilisé pour le carburant, peut loger deux casques et même charger un ordinateur portable.

Il nous tarde de voir ce projet aboutir car il est très probable que cela soit le futur de Rayvolt.Rayvolt Rocker profil

Pour plus d’informations sur la marque et leurs produits, c’est par ici !

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