C’est vrai que depuis quelques temps, on nous bassine avec une multitude de produits brandés McQueen. Et il faut bien le reconnaître, cela aide à augmenter les ventes.

Vestes, gants, T-shirts avec citations et même une moto signée « Mc Queen »… On nous en sert à toutes les sauces, au point d’en devenir indigeste.

Devenu (et il l’a toujours été) l’emblème de l’attitude cool à la fois rebelle et chic, McQueen est désormais devenu un produit de consommation à la portée des parisiens « bobo » enclin à s’émanciper après le brunch du dimanche matin. (Je sens que je ne vais pas me faire que des potes avec cette phrase).

J’ai beau la ramener, je reconnais que ce personnage m’interpelle, me fait me questionner et comme beaucoup d’autres, me fascine également.  Bien trop jeune pour l’avoir connu (comme beaucoup de lecteurs de 4h10 je pense), ma vision de l’homme est forcément bancale.

Alors, histoire de ne pas pouvoir uniquement raconter que les courses poursuites dans « Bullit » sont fantastiques, que « On any Sunday » m’a fait changer ma vision du monde de la moto et qu’il avait terriblement la classe, il a fallu faire quelques recherches afin d’étoffer mon opinion.

Steve McQueen né le 24 mars 1930 à Beech Grove dans l’Indiana.

Pour commencer son père l’abandonne lui et sa mère alcoolique alors qu’il n’a que 6 mois. Steeve ne s’entend pas avec son beau-père et le qualifiera de « prime son of a bitch ».

A l’école, il doit se battre avec sa dyslexie et une surdité partielle.

Il fit partie d’un gang de rue dès son plus jeune âge, avant de fuir de chez lui à l’age de 14 ans pour rejoindre durant une courte période un cirque.

McQueen travailla plus tard dans un bordel, dans le forage pétrolier et même comme bucheron.

Là, il faut reconnaître que ça partait plutôt mal pour lui…

Ensuite il décida de s’engager dans les Marines et de devenir grâce à la discipline et leurs croyances, un meilleur lui-même.  Quelque temps après, il sauva la vie de 5 autres Marines lors d’un exercice dans l’Arctique, en les sortant de leur tank avant que celui ci traverse la glace et s’enfonce dans la mer…

Après les Marines, il étudia en 1952 à l’Actors Studio de New York et fit ses débuts à Broadway en 1955 dans la pièce « A Hatful of rain »

En passionné de sports mécaniques, Il allait concourir sur le circuit de Long Island lors des courses motos du weekend.

[blockquote_with_author author= »Steve McQueen »]  I live for myself and I answer to nobody. [/blockquote_with_author]

Tout changea pour lui en 1958, quand il décrocha le rôle du chasseur de prime Josh Randall dans la série « Wanted : Dead or Alive ». Son image d’anti héro fut forgée à travers son caractère mystérieux, détaché et totalement inconventionnel. Son arme de prédilection était sa carabine Winchester à canon scié plutôt que le traditionnel 6 coups.

Une histoire comme Hollywood les aime et qui ne tarda pas à l’appeler. Et pour le reste nous connaissons la suite…