Au bout d’un moment, il faut se lancer !

Que ce soit les prepas de Remi de BAAK ou encore celle de Café racer dream, le style scrambler a deja été bien exploité. Il est vrai que la position « naturelle » sur cette moto invite à monter des pneus crampons, se mettre debout sur les cales pieds et emprunter les pistes.

Mais….. comme on aime pas faire les choses comme tout le monde, et suite à une visite à l’usine GUZZI à Mandello, on s’est dit qu’il y avait beaucoup mieux à faire.

En effet, pendant des années, Moto Guzzi a construit des motos d’exception qui étaient redoutées sur tous les circuits. Racées, elles se sont imposées dans la plupart des grandes compétitions.

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Le choix fut donc fait : ce sera un racer !

On entend déjà les mauvaises langues dire « Aahahaha faire un racer avec 50ch, ahahahaahaha c’est n’importe quoi« . Peut être mais :

1/ en lui faisant gagner quelques kilos, c est pas si ridicule 50 ch pour 180 kg,

2/ qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse

3/ puis comme je vous dépasserai dans les virolos du W&W, vous aurez une honte éternelle comme ça 😉

 

Etape 1 : Trouver le carénage et l’araignée

Pour ça, on s’approvisionne chez TGA. Petit fabricant anglais, super réactif, grand choix, prix raisonnables et surtout de la fibre bien épaisse. Pas celle qui se met à gondoler dès que on dépasse les 120km/h..

Avant de pouvoir l’installer, il faut faire l’araignée. Bonne nouvelle, Moto guzzi a sorti le kit record, il y a quelques années (et on en parlé sur 4H10), autant repartir de cette base. Rien ne sert de partir de zéro et tout construire soit meme quand une pièce pouvant déjà faire le job existe.

J’ai pu en récupéré un issu d’une moto accidenté.

Un bon étau, un chalumeau et la féroce envie de tordre cette p**** de barre dans l’autre sens et ça le fait. A noter la super qualité des matériaux, on a forcé dessus et aucune faiblesse dans le métal.

Coupé, raccourcie, angle modifié, soudée, l’araignée de la tête de fourche a été faite très rapidement.

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Etape 2 : Adapter le carénage

Et voilà l’étape la plus longue. Pas forcément la plus dure mais la plus longue…

Les jupes de côté ne s’adaptent pas aux cylindres de la Guzzi. Plats, il a fallu créer des découpes pour laisser passer les 2 cylindres de la moto.

Difficulté supplémentaire, les 2 côtés de la moto ne sont pas identiques a 100%. En effet il y a un décalage de quelques cm entre les 2 cylindres, pour pas qu’elle vibre dans tous les sens.  Ca implique de faire le travail 2 fois…

Heureusement avec une bonne scie sauteuse, une lime et beaucoup d’huile de coude, le résultat est super beau.

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Astuce : n’oubliez pas de passer les rebords au papier de verre gros gain pour qu’ils soient moins saillants

Astuce 2 : Mettez un masque anti poussière sinon vous allez cracher de la poussière de fibre pendant 3 jours (testé..)

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Etape 3 : De « belles » pièces 

Ne me dites pas que vous ne l’avez pas remarqué sur une des photos précédentes. Mais après un tour sur le Moto Guzzi Garage, quelques pièces nous ont tapé dans l’oeil.

Tout d’abord, des commandes reculées. Obligatoire pour un racer. C’est Plug & Play, c’est beau, c’est de bonne facture. Tout ce que l’on demande.

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Ensuite la ligne haute ! Oui la ligne haute du scrambler sur une moto carénée…. Oui monsieur ! On sait pas ce qui nous est passé par la tête … mais au final…. C’est dément !  ! Et ne vous inquiétez pas pour ma cuisse droite, ça passe (presque) large.

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Prochaines étapes : la peinture, le cul de selle, toutes les finitions… Beaucoup à faire et peu de temps !

PS : On ne montre volontairement aucune photo « large » de la moto. Il faut garder le suspense jusqu’au bout !